Hommage à Ovila Bergeron

par Yves Forest

OVILA BERGERON… UN HOMME D’ACTION


Lorsque l’on pense aux personnalités marquantes de l’histoire de Magog, le nom d’Ovila Bergeron s’impose rapidement.

M.Bergeron est né à Warwick, dans les Bois-Francs, le 17 février 1903. Il a pris goût à la politique dès son jeune âge, accompagnant son père à des assemblées où il voit et entend Sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada de 1896 à 1911. Ce politicien créa une forte impression sur le jeune homme.

De son union avec Alice Morin naissent 13 enfants, dont 12 sont encore vivants. Lucette, Roger et Richard demeurent présentement à Magog. À la demande de leur père bien-aimé, ils se rencontrent à tous les mois de septembre, à la salle Ovila-Bergeron du Centre communautaire.

Peu après son mariage, le couple déménagea à Magog. Il habita d’abord rue St-Joseph, puis sur la rue Principale est, vers 1937. Ovila exploita une épicerie tout en travaillant à la Dominion Textile. Défenseur de la classe ouvrière, il participa à l’implantation d’un syndicat des travailleurs du textile à Magog. Impliqué socialement, il présida aussi le Conseil d’administration de la Caisse populaire de Magog-Est pendant plus de 30 ans.

La popularité de l’homme, sa détermination et son expérience au service de ses concitoyens contribuent à le faire élire député provincial de Stanstead en 1944, sous la bannière du Bloc populaire. Ce parti disparaîtra en 1948, peu après la démission de son chef, André Laurendeau. Pour une question de principe, Bergeron aurait ensuite refusé l’invitation du premier ministre Maurice Duplessis de se présenter pour l’Union Nationale aux élections de 1948.

Il reste néanmoins très actif, dirigeant le Comité paritaire qui régularisait le commerce de détail à Magog en plus d’être secrétaire de la Commission scolaire pendant 22 ans, jusqu’à sa retraite en 1970. Maire de Magog de 1952 à 1956 et en 1966-67, il présida le Conseil municipal avec fermeté et compétence; utilisant ses capacités et son talent pour orienter les décisions des élus vers le bien commun.

Toujours soucieux d’améliorer le sort des personnes du troisième âge, notre homme fut aussi président des retraités de Magog.

Ceux qui, comme moi, ont eu le privilège de connaître M.Bergeron et de le fréquenter, se rappellent d’un homme fier, courageux et bon vivant, préoccupé de l’avancement social de ses concitoyens. Un quotidien de la région qualifia de «pionnier modeste, déterminé et écouté» cet homme dévoué en l’honneur de qui on a nommé une rue dans le Domaine Boisvert, au sud de la rivière Magog.

Yves Forest
Société d’histoire de Magog

04 septembre 2004

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