Cette année en est une chargée pour Orford Musique. Après un changement d’appellation, l’endroit se nommait auparavant Centre d’arts Orford, le festival qui y est relié fête aujourd’hui sa 65e édition. Pour mieux apprécier la magnificence du festival Orford Musique, attardons-nous sur un aperçu de son historique.

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Le 24 août 1974, on souligne le 25e anniversaire du Centre d’arts Orford par une messe en si mineur de J.S. Bach interprété à l’église Saint-Patrice de Magog. Fonds Centre d’arts Orford. La Société d’histoire de Magog

Fondé en 1951 par Gilles Lefebvre et le mouvement des Jeunesses musicales du Canada, le Centre d’art Orford devient rapidement une école estivale de choix pour les jeunes musiciens et les musiciennes d’Amérique du Nord. Malgré des débuts modestes, on ne comptait au départ que dix élèves et deux professeurs, cette académie est reconnue, dès ses premières années de fonctionnement, comme une institution de qualité grâce à ses professeurs de talents.

Quelques années après, en 1955, le Centre d’arts Orford se dote d’une auberge pour recevoir les professeurs et les étudiants de l’Académie ainsi que les artistes du Festival Orford. En 1960, sous les recommandations de l’architecte Paul-Marie Côté, on construit une salle de concert de 550 places que l’on nomme la salle Gilles-Lefebvre en l’honneur du fondateur du Centre d’art. Plus de 25 ans après, en 1988, l’Académie se dote d’un nouveau bâtiment : le pavillon Charles-Leblanc. Ce dernier compte divers studios de répétition pour petits groupes et pour orchestre et des cubicules pour solistes. Plus tard, en 2003, on construit un nouveau bâtiment où d’autres lieux d’hébergement sont aménagés.

Le pavillon l'Homme et la musique a été présenté à l'Expo 67 de Montréal. Fond Centre d'arts Orford. La Société d'histoire de Magog

Le pavillon l’Homme et la musique a été présenté à l’Expo 67 de Montréal. Fonds Centre d’arts Orford. La Société d’histoire de Magog

À ce jour, le tout récemment nommé Orford Musique compte sept bâtiments et plusieurs refuges. Il est intéressant de noter que plusieurs de ces constructions de style moderne expressionniste expriment un rappel à la musique dans leur architecture. Par exemple, le pavillon J.A.-DeSève est modelé comme la clé de fa, la salle de concert Gilles-Lefebvre prend les formes d’un piano et le pavillon l’Homme de la musique épouse les traits d’un buffet d’orgue. Fait digne d’intérêt : ce dernier a été présenté lors de l’Expo 67.

Encore aujourd’hui, plus de 300 étudiants et étudiantes de 17 à 30 ans et originaires de partout dans le monde s’assoient sur les bancs d’Orford Musique pour y recevoir un enseignement dont la réputation n’est plus à faire. Parallèlement à cette fonction éducative, Orford Musique donne également la chance au grand public d’assister à des concerts et des spectacles d’artistes de renom dans le cadre du Festival Orford Musique.

Pour connaître toute la programmation de l’édition de 2016, rendez-vous sur le site web du festival.

Concert-gala du 30e anniversaire du Centre d'arts Orford le 31 juillet 1981. On aperçoit sur la photo Henryk Szeryng, violoniste et Charles Dutoit, chef de l’Orchestre Symphonique de Montréal. Fond Centre d'arts Orford. La Société d'histoire de Magog

Concert-gala du 30e anniversaire du Centre d’arts Orford le 31 juillet 1981. On aperçoit sur la photo Henryk Szeryng, violoniste et Charles Dutoit, chef de l’Orchestre Symphonique de Montréal. Fonds Centre d’arts Orford. La Société d’histoire de Magog